12 juin 2020
Comme un infriste

C’était entre le printemps et l’automne 1993, j’avais 19 ans : période ultra-féconde pour moi en découvertes tous azimuths, et passée, lorsque je ne faisais pas de bande dessinée (des comics-objets en couleurs et en exemplaire unique), à connecter tout ce qui me passait sous la main, bouquins, films, disques, paysages, ambiances, histoire de l’art, articles de presse, etc, à établir des généalogies, à tracer des constellations, à remonter les archipels. Je questionnais beaucoup, j’imaginais encore plus. Par la suite ça s’est inversé, avec la découverte de Debord. Mais l’un des moments vraiment marquants de cette période d’exploration aura été la découverte de C’était un lundi après-midi semblable aux autres de Diabologum : OVNI total, adoré dès la première écoute, qui m’aura questionné plus que tous les autres et reste à ce jour l’un de mes disques préférés de tous les temps.

Michel Cloup vient d’exhumer le clip de "Comme un Infriste", réalisé à l’époque et encore jamais diffusé :

"Comme un Infriste", pour moi, c’est la version française de "Bad Seeds" de Beat Happening, en dix fois mieux. Et la phrase de Dali en exergue, je la garde avec moi depuis cette époque.


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